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Voici quelques lignes pour vous présenter l'Amicale. |
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Bienvenue sur le site de l'Amicale Police & Patrimoine ; cette association a pour objectif de préserver le patrimoine automobile et matériel utilisé autrefois par la Police Parisienne. Ainsi au travers de manifestations à vocation populaire, l'APP fait redécouvrir un patrimoine policier qui intégrait le paysage Parisien et aujourd'hui disparu de nos rues depuis longtemps. Mais, celui-ci ressurgit de nos mémoires lorsque nous redécouvrons le fameux" panier à salade", le gardien de la paix avec sa pèlerine et son bâton blanc qui nous faisait traverser la rue sur le chemin de l'école. Nous sommes également agréablement surpris de revoir les fameux cyclistes surnommés les "Hirondelles". Mais pour restaurer ces véhicules, animer ces costumes d'antan, il y a derrière le décor, une équipe active et passionnée. Cette amicale, composée de policiers et de non policiers, de gens de métier, mécaniciens, carrossiers, peintres, photographes, réalisent ensemble la restauration des véhicules et des matériels que vous pourrez découvrir dans la rubrique "Le catalogue". Ainsi, ils contribuent à faire revivre ce Patrimoine Policier disparu mais partie intégrante de la société Parisienne. Merci de votre visite. Le Président de l'Amicale, |
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Le Paname de l’après guerre…
Dans nos souvenirs de mômes, nous avons tous, le gardien de la paix en mémoire, le « flicard » de base, souviens-toi celui qui nous faisait traverser la rue devant l’école et qui nous courrait derrière le jeudi après-midi lorsqu’on visait les piafs au lance-pierre. Mais dans tous les cas on le respectait. Pour certains, le souvenir va jusqu'à la pèlerine et le bâton blanc, pour les plus jeunes c’est quand même le képi et le « panier à salade ». « 22 les vl’à », que disait la populace, lorsque les hirondelles en vélo passaient dans les quartiers où on tapait le « carton » sur des paris illégaux et les liasses de billets s’échangeaient sous le manteau. La pèlerine au vent leur donnait une silhouette bien reconnaissable, mais c’est à la marque du vélo « Hirondelle » de chez Manufrance qu’ils devaient leur surnom. Rappelle-toi, à cette époque, le « flic » faisait partie du paysage de Paname, au même titre que les bus de la RATP ; à tous les grands carrefours comme sur la place Denfert-Rochereau dans une cocotte minute au centre, à siffler au point de s’époumoner, l’agent de circulation tentait de la régler tant bien que mal. Aussi, on les trouvait souvent par deux sur le trottoir aux angles des grandes avenues comme sur la place de la Concorde, sur l’avenue des Champs Elysées pour faire traverser les grappes de piétons parisiens toujours préssés, hommes au chapeau vissé sur la tête, la « clope au bec » et parisiennes élégantes, jupes sagement en dessous du genou et talons aiguille. Le « poulaga » en ce temps-là, réglait nos bêtises de garnements par un simple coup de « pompe » dans les fesses ou nous ramenait par le « colbaque » chez les parents indignés qui donnaient raison au policier. Ce jour là c’était sûr, on était privé de dessert. L’agent de police, en effet, habitait souvent sur l’arrondissement où il travaillait. Parfois son épouse tenait une loge et le gardien de la paix connaissait donc les gens du quartier, commerçants, concierges et petits malfrats qu’il avait vu grandir et dont il connaissait le surnom « Pierrot de Montrouge » ou « Totoche les doigts de fée». Ainsi il renseignait avantageusement les inspecteurs du 36 Quai des Orfèvres où siège encore la Direction de la Police Judiciaire de la Préfecture. D’ailleurs, les malfrats et la police respectaient entre eux un code de conduite qu’eux seuls connaissaient. Les « bagnoles » de l’époque étaient soit de vieilles guimbardes qui dataient de l’avant guerre, soit les nouvelles productions françaises comme la 203, la dauphine, les Ariane… qui côtoyaient sur les boulevards les belles Américaines des beaux quartiers, importées des USA. Car il faut dire que les Ricains étaient encore chez nous. À cette époque, le chrome des calandres et des pare-chocs brillait sous le soleil de Lutèce. Les boulevards étaient pavés, les conducteurs de deux roues pouvaient rouler sans casque et quand un accident survenait, ce n’était pas les pompiers qui intervenaient ni le SAMU qui n’était pas encore inventé, c’était le car de police-secours, le fameux « panier à salade » qui emmenait sur un brancard de toile le pauvre bougre jusqu'à l’hôpital, puis le soir ce même car ramassait les prostituées pour les mettre au « violon ». C’était un Paris où se croisaient le vitrier, le marchand des quatre-saisons avec sa charrette à bras, le boucher des Halles avec son quartier de bœuf sur le dos, le charbonnier aussi noir qu’un ramoneur livrant sa marchandise le sac sur l’épaule et passant par les cours des immeubles sous l’œil vigilant de propreté de la concierge. C’est dans ce Paris d’après guerre que la petite 4 cv Pie, au côté des belles Américaines chromées et des tractions bruyantes, servait à régler la circulation. Les portes découpées par les Services Techniques de la Préfecture de Police, pour faciliter le passage du bâton blanc, cette petite 4 cv Renault, née en clandestinité pendant la guerre au bureau d’étude de Boulogne-Billancourt et au confort très sommaire, était tellement séduisante qu’elle fut présentée à New-York lors d’une coopération de police dans les années 50. Les Américains, charmés par cette petite voiture, ont adopté (uniquement) la sérigraphie Pie de la Police Parisienne et du simple habillage noir, sont passés au noir et blanc sur leurs imposantes voitures de police partout aux USA. Mais pour marquer une différence, ils ont inversé les couleurs, ainsi leurs ailes sont noires et leurs portières blanches… mais l’idée elle, restait entièrement Frenchy. Lp.
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